L’UFAL d’Aix-les-Bains a été créée en 2006 et a pu obtenir un siège au Conseil d’administration de l’hôpital d’Aix-les-Bains. Ainsi, l’UFAL a pu s’impliquer dans la défense des usagers. À cet effet, un comité de défense créé en octobre 2008 a permis de faire reculer la construction d’un nouvel établissement de la clinique privée Herbert appartenant à la Générale de Santé.
Fort de ses 600 membres, usagers de l’hôpital public d’Aix-les-Bains, le collectif du Comité de défense de l’hôpital (qui comprend les partis politiques de gauche, les organisations syndicales, des associations) est adhérent au réseau Convergences Services Publics 73 et au comité de défense des hôpitaux de proximité. Il entend être partie prenante dans l’organisation de l’offre de soins sur le bassin aixois qui va de la Chautagne à l’Albanais, des Bauges à Aix-les-Bains et ses environs.
Rappel de la situation
La chirurgie viscérale a été abandonnée en 2001 à l’hôpital d’Aix-les-Bains, malgré l’opposition de la population, pour la laisser à la clinique Herbert, de la Générale de santé qui assurait la sécurisation de la maternité et des urgences. La responsabilité en revient aux directeurs et présidents successifs.
En mars 2010, la Générale de Santé abandonne son projet de construire à Drumettaz Clarafond une nouvelle clinique, du fait de notre action et d’une trop grande concurrence liée à la clinique privée Médipôle à Challes les eaux. L’Agence Régionale d’Hospitalisation (ARH) impulse une nouvelle composition de l’offre de soins sur le territoire de Chambéry/Aix-les-Bains. Ceci aurait dû constituer une véritable opportunité pour une véritable refonte de l’offre de soins dans le secteur public.
De plus, la Générale de Santé ferme la Clinique Générale de Savoie à Chambéry et la clinique Herbert d’Aix-les-Bains abandonne certaines spécialités médicales : urologie, oto-rhinolaryngologie, ophtamologie, stomatologie, la chirurgie viscérale, vasculaire et esthétique pour constituer un pôle en orthopédie, traumatologie et chirurgie du rachis. Les spécialités abandonnées auraient dû revenir au Centre Hospitalier d’Aix-les-Bains pour conforter les urgences, la maternité et les soins de suite.
Pour que la population du territoire Aixois, de l’Albanais, des Bauges et de la Chautagne puisse bénéficier de soins de proximité de qualité, sans dépassement d’honoraires, le Comité de défense a réalisé les actions suivantes :
- rencontre avec le directeur de l’hôpital d’Aix, de Chambéry pour dire ce que nous voulons : offres de soins de qualité variées, de proximité et sans dépassement d’honoraires
- contacts avec l’ARS Lyon, Chambéry….
- interpeler les élus du Bassin Aixois et les représentants du Ministère de la Santé
- rencontre avec Monsieur le préfet
- communiqué de presse sur la situation de l’offre de soins…
- question écrite au ministre de la Santé
- rencontres les présidents des CA de l’hôpital de Chambéry et d’Aix-les-Bains et de CME
- Rencontres avec les praticiens de la clinique Herbert
- manifestations (1000 aixois dans la rue) et conférences de presse…
- participation au café citoyen sur le thème « la santé en Savoie »
Résultats
- Fermeture de la maternité le 6/9/2010 malgré plus de 700 accouchements par an, ouverture d’un service périnatal, (si les maternités qui pratiquent plus de 700 accouchements devaient être fermées, c’est la moitié des maternités de France qui devraient subir ce sort !)
- ouverture d’une unité de consultations d’explorations fonctionnelles
- projet de chirurgie ambulatoire en décembre 2011
Le problème : quelle offre de soins sur Aix-les-Bains ?
Les points forts de l’hôpital d’Aix :
- il fait partie du réseau 3C : agrément pour les protocoles en cancérologie ; l’agrément sera-t-il reconduit ?
- Service de rhumatologie : seule salle d’Iso cynétique en France pratiquant la bio-thérapie
- soins palliatifs à visée neurologique
- soins de suite après accidents cardio vasculaires
- le service de gériatrie est apprécié : qualité du service d’animation mais trop d’unités dispersées et manque de personnel.
Pour les urgences médicales, le CH d’Aix doit rester opérationnel ; il faut récupérer le scanner ; l’autorisation est donnée par l’ARS, mais il faut une convention avec les radiologues libéraux. Le scanner est nécessaire pour le traitement des urgences.
Quant aux personnes âgées, des lits sont demandés. Il manque 40 lits. Le traitement des conduites addictives : consultations d’alcoologie remises en question : psychologue partant à la retraite non remplacée, alors qu’il existe un réel besoin. Les départs à la retraite ne sont pas remplacés en stérilisation, en rhumatologie… des services risquent de fermer.
Quel statut pour le CH d’Aix après la loi Bachelot ?
Les hypothèses :
1/l’autonomie du CH d’Aix (peu probable)
2/l’autonomie avec adhésion à l’établissement référent soit Chambéry
3/la fusion : c’est la plus mauvaise solution ; c’est pourtant ce qui se dessine.
Un projet médical unique est élaboré, tient-il compte des besoins de la population ? Les médecins envoient leurs patients à Médipôle clinique privée où les dépassements d’honoraires sont la règle au détriment de l’hôpital public les pompiers n’assuraient pas le transfert jusqu’à Chambéry
Le comité rejette la logique comptable au détriment des besoins en matière de santé de la population du bassin aixois et préconise le retrait de la loi Bachelot
L’UFAL 73 entend poursuivre et approfondir ses actions en matière de santé.
Elle participera au Forum Social Local à l’automne en Savoie, en cours de préparation.
Hélène Boucher, UFAL 73
