Samedi 20 août à 16h « Le logement pour tous », par Christophe Hordé (UFAL 78)
Depuis le 19e siècle, avec l’essor de l’industrie et le développement des villes, loger le peuple est devenu un enjeu majeur pour les pays industriels.
En France, des utopies fouriéristes aux républicains le souci du logement a toujours été prédominant et dès la fin du 19e siècle les premières politiques d’urbanisme sont apparues.
C’est après la 2nd guerre mondiale et surtout à partir des années 1960 que la construction massive de logements à destination de la majorité de la population va être mise en œuvre.
Le retournement des années 1980 et la fin des aides à la pierre vont peu à peu modifier considérablement le paysage urbain français avec l’étalement des banlieues et au cours des années la pénurie de logements va s’accentuer et permettre la spéculation immobilière.
Lundi 22 août à 14h « Contre les remises en cause : défendre la cotisation sociale comme fondement du droit social », par Samuel Fargette (UFAL 55)
La cotisation sociale est bien plus qu’un simple mode de financement de la protection sociale. Assise sur les rémunérations du travail et versée conjointement par
l’employeur et le salarié, la cotisation sociale constitue une extraordinaire extension du champ du salaire au travers du financement d’un corpus de prestations sociales
que l’on peut assimiler à un véritable salaire indirect. Cette nature salariale de la cotisation emporte des conséquences très fortes, constitutives du modèle social français
: caractère assurantiel des prestations sociales, absence de recours aux marchés financiers, intervention des partenaires sociaux au sein des conseils d’administration
et indépendance de la sécurité sociale vis-à-vis de l’État.
Depuis les années 1990, la cotisation sociale est fortement remis en cause en vue de lui substituer un financement fiscal (CSG et TVA sociale), censé moins peser sur le
coût de travail et toucher davantage les revenus du capital. Bien plus qu’une simple réforme technique, l’accroissement de l’impôt au coeur du financement de la
protection sociale opère une réforme essentielle : faire reporter sur les ménages une responsabilité qui était jusqu’à présent dévolue aux employeurs tout en séparant les
risques sociaux entre l’assurance et l’assistance sociale. Une telle réforme justifie et accompagne un mouvement corollaire : étatisation de la sécurité sociale et privatisation des risques jugés accessoires au travers d’un transfert de charge vers l’assurance privée.
Nous tenterons en conséquence de réhabiliter la cotisation sociale tout en soulignant l’étendue de ses potentialités sociales et terminerons par quelques propositions afin
d’insérer la cotisation sociale au sein des enjeux économiques et politiques actuels
