Le président d’EDF Pierre Gadonneix est un bon sujet de la sarkozie.
Acte 1 : annonce tonitruante, outrance de la demande pour frapper les esprits. En demandant long comme le bras, il obtiendra à coup sûr long comme le doigt. Mais au final, il nous en coûtera… un bras (20% d’augmentation, cela représente en moyenne 140 euros de plus par ménage et par an).
Acte 2 : le ministre de l’industrie Christian Estrosi est désigné pour jouer les offusqués : “Il y a toujours un juste équilibre à trouver, surtout en cette période, entre les exigences d’investissements pour moderniser une entreprise, et ménager nos concitoyens qui ont besoin que nous préservions leur pouvoir d’achat”.
Ne soyons pas dupes de cette mise en scène qui ne vise qu’à embobiner le citoyen, d’autant plus que le Contrat de Service Public signé entre l’État et EDF le 24 octobre 2005 stipule page 11 que « L’évolution des tarifs de vente de l’électricité aux particuliers ne sera pas supérieure au taux de l’inflation pendant les cinq premières années ».
