Nous avons obtenu très rapidement notre agrément auprès de l’UDAF de la côte d’or en 2006 et depuis pratiquement 4 années nous occupons nos deux sièges d’administrateurs au CA.
Les administrateurs actuels sont Jean BELABRE et François PETIOT.
En complémentarité, nous intervenons pour apporter notre soutien.
Par exemple sur la rédaction du projet associatif ou dernièrement sur la rédaction des articles de la lettre info de l’UFAL 21.
En voici le contenu :
Idées, bilan et conclusion sur la réforme des retraites……
Je me permets de résonner d’une manière différente sur le dossier des retraites. J’espère cela très complémentaire. Je préfère rechercher la vérité des chiffres. Ils parlent d’eux-mêmes.
Cette réforme est menée à pas de charge devant l’urgence sur une toile de fond de réduction de la dette publique.
Réforme injuste, puisqu’elle touche en plein fouet les petits salaires et les femmes .Comme elle a été organisée, l’on sait à l’avance que de nouvelles mesures devront être prises en 2016 ou en 2018 ou même avant ? Devant ce piège, le peuple se révolte à juste titre.
Effectivement le problème actuel est un problème d’augmentation de la dette publique qui est passée de 1315 milliards d’euro en 2008 à 1489 milliards en 2009. Problème en grande partie aggravé par la diminution des ressources publiques. Dans ce gouffre, il y a le montant des exonérations de cotisations sociales patronales représentant une perte fiscale de 24 milliards d’euros en 2009. Il faut mesurer également que le montant des 486 niches fiscales constituées en 2007 « dernier chiffre connu » une perte fiscale de 73 milliards d’euro. N’oublions pas non plus la baisse du taux de la TVA dans la restauration qui a représenté en 2009 une perte fiscale de 2.5 milliards d’euros……
Cet accroissement de la dette publique cumulé depuis 2007 représente une centaine de milliards d’euro somme dont ont aurait bien besoin aujourd’hui.
La diminution des ressources publiques est nécessairement compensée pour les dépenses courantes et (non en termes d’investissement pour l’avenir) par un recours à l’emprunt de plus en plus massif qui coûte chaque année 43 milliards d’euro d’intérêts…..
Le peuple subit la double peine. Par manque de recettes, la réforme des retraites se transforme en peu de chagrin et en régime d’austérité à court terme alors qu’il s’agit d’imaginer un financement pour l’avenir.
Les interrogations.
Car, là est bien la question : quelle nouvelle répartition de la richesse produite doit-on mettre en oeuvre quand on sait que la part prélevée dans les richesses de ces 30 dernières années, c’est-à-dire dans le PIB, pour les salaires et les cotisations sociales a baissé de 9,3 points, c’est-à-dire un différentiel, à PIB d’aujourd’hui, de plus de 170 milliards d’euros pour 2009, tandis que la part prélevée pour financer la rentabilité du capital, autrement dit les dividendes versés aux actionnaires, a bondi durant la même période de 3,2 % du PIB à 8,5 %, soit plus de 160 milliards d’euros, ensemble de capitaux alimentant de plus en plus les marchés spéculatifs et insuffisamment les investissements productifs qui ont chuté de près de 20 % entre 1990 et 2007 ?
Pour être encore plus clair, traduit en heures de travail, ce basculement signifie que les dividendes versés aux actionnaires en 1980 correspondaient à 72 heures de travail effectuées par les salariés et à 189 heures en 2008 ! Qui dit mieux ?
Les prévisions.
En revanche, s’il est exact que les évolutions démographiques présentées il y a une dizaine d’années étaient alarmantes, il n’est plus du tout certain aujourd’hui qu’elles induiront à terme un déséquilibre financier du système puisque le taux de descendance finale des générations féminines est de 2,14 enfants par femme en France contre 1,5 en Allemagne, que l’arrivée de travailleurs étrangers en France est à l’heure actuelle plus importante que prévue et que le solde migratoire en 2050 devrait être positif de 100 000 personnes.
Il est d’ailleurs regrettable que le COR n’ait pas souhaité faire de simulation sur la base du niveau actuel de descendance finale alors que les calculs du précédent rapport avaient démontré que le passage de ce taux de 1,7 à 1,9 entraînait déjà une diminution de 40 % des besoins de financement à l’horizon 2050 !
Cela étant, il est exact qu’il y aura 21 millions de retraités en 2040 contre 11 millions en 2000 à la fois en raison d’une part de l’allongement de l’espérance de vie - 0,44 trimestre par an comme l’estime le Conseil d’Orientation des Retraites et non un trimestre par an comme indiqué il y a quelques années par l’INSEE qui a depuis revu ses estimations, seul chiffre bien entendu que veut retenir le Gouvernement compte tenu de ses arrières pensées - et d’autre part de l’arrivée à l’âge de la retraite de la génération du « baby-boom ».
Ce qui signifie que la population en âge de travailler ne diminuerait pas de 4 millions de personnes entre 2006 et 2050 mais resterait stable.
Mais même dans le cas où les évolutions démographiques s’infléchiraient, le choix pour les salariés se réduirait-il à cotiser plus ou travailler plus longtemps ?
Encore faudrait-il ne pas se retrouver au chômage durable plusieurs années avant l’âge légal du départ en retraite.
Pour quelle raison la piste d’augmentation des salaires n’a-t-elle pas été choisie. Voici la solution ; cela permettrait de faire repartir à la hausse les cotisations. De son côté, le patronat devrait obligatoirement compenser les exonérations dont il a profité.
Nous voyons cette réforme comme un montage purement financier qui fait abstraction totale du devenir des français. Nous ne pouvons que déplorer l’éclatement du pacte républicain créé pour assurer le redressement du pays. Aujourd’hui l’impasse a été faite alors que la France souffre des conséquences d’une guerre économique. Il poussera vers le retour de l’assurance privée que nous connaissons comme défavorable. (le temps des pensions)
Jacques DELEMONTEZ président de l’union des familles laïques
J’ai utilisé les chiffres d’une une tribune libre de Vincent Assente celui-ci à repris les chiffre du C.O.R
